Nos méthodes d’évaluation
Il n’existe pas une valeur d’entreprise mais une fourchette de prix dans laquelle un cédant et un acquéreur peuvent se rencontrer. Notre moteur la construit en croisant plusieurs approches reconnues, pondérées selon le secteur, puis en l’ajustant au contexte de la cession.
Les approches que nous combinons
Le multiple d’EBITDA sectoriel. Un repreneur achète avant tout une capacité à générer des résultats. Nous partons de votre rentabilité opérationnelle (EBITDA), la retraitons — notamment de la rémunération du dirigeant — et lui appliquons un multiple propre à votre secteur, issu de notre référentiel interne des transactions de PME et commerces en Belgique. C’est l’approche dominante pour les sociétés de services, le B2B, la construction ou l’IT.
La référence de marché sur l’activité. Pour les commerces de proximité et l’horeca, la pratique valorise le fonds en proportion du chiffre d’affaires (ou des honoraires et commissions pour les métiers de service), selon des références sectorielles que nous tenons à jour. Cette approche capte la valeur de la clientèle et de l’emplacement, au-delà du seul résultat comptable.
La valeur nette comptable corrigée. Équipements et aménagements à leur valeur réelle, stock, trésorerie et dettes financières : ce que vaut l’entreprise par ses actifs. Nous l’utilisons comme plancher — une activité ne se vend pas durablement sous la valeur de ce qu’elle possède.
L’ajustement au contexte
La valeur issue de ces approches est ensuite ajustée en fonction d’éléments qui pèsent réellement dans une négociation : tendance du chiffre d’affaires, dépendance de l’activité à la personne du dirigeant, qualité de l’emplacement, conditions du bail commercial, investissements à prévoir, ancienneté, accompagnement proposé au repreneur. Chacun de ces facteurs joue à la hausse ou à la baisse, dans des limites raisonnables.
Le test de finançabilité
Un prix n’est réaliste que s’il est finançable. Nous vérifions ce qu’un repreneur peut emprunter avec la rentabilité de votre entreprise, aux conditions bancaires usuelles pour une reprise en Belgique. Si le scénario réaliste dépasse ce plafond, votre résultat le signale : au-delà, la vente dépend d’un acquéreur disposant de fonds propres importants.
Trois scénarios, une lecture claire
Basse : les hypothèses prudentes de nos référentiels — vente rapide ou marché peu porteur. Réaliste : notre référence pour fixer un prix de mise en vente, arbitrée avec le test de finançabilité. Haute : les hypothèses favorables — acquéreur stratégique qui valorise des synergies.
Les cas particuliers sont traités spécifiquement : pour une société, la trésorerie et les dettes financières ajustent la valeur des parts ; pour un emplacement commercial, la valeur repose sur l’économie de loyer et la prime d’emplacement ; pour un commerce avec immeuble, le fonds et les murs sont présentés séparément.
Et après l’estimation ?
Le détail des barèmes et pondérations constitue notre savoir-faire ; il s’affine à chaque transaction observée sur la plateforme. Pour aller au-delà de la fourchette — analyse de vos derniers bilans, retraitement d’éléments non récurrents, choix de la méthode de valorisation, analyse de risques — un rapport de valorisation approfondi et l’accompagnement d’un professionnel de la cession sont proposés aux cédants qui le souhaitent.
Cette estimation est indicative. Elle repose sur les informations déclarées et sur des barèmes sectoriels ; elle ne remplace pas l’évaluation d’un professionnel de la cession.